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Séjour En quête de biodiversité au pays du Loup en itinérance pour ados du 05 au 19 Juillet 2026

Journal de bord de l'équipe Biodiversita en itinérance entre le 5 et le 19 Juillet. Voir descriptif détaillé

Séjour En quête de biodiversité au pays du Loup en itinérance pour ados du 05 au 19 Juillet 2026

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Introduction

Pendant une ou deux semaines consécutives, les participants de ce séjour vont arpenter les alpages et autres milieux montagneux du Val d’Anniviers pour étudier la biodiversité qui s’y trouve, dormant chaque soir en bivouac pour être au plus près des sites d’étude en permanence.

Le Journal de Bord

Dimanche 5 juillet

Et voilà, tout le monde est bien arrivé à Chandolin !

Après un bon repas, on s’est retrouvé toutes et tous dehors sous le regard des montagnes pour s’organiser pour notre grande aventure et faire le point sur le matériel personnel et collectif.

Tout le monde est super content et la motivation est à son comble, demain nous parcourrons 8 km avec 450m de dénivelé positif pour arriver à notre premier bivouac.

D’ici là, une dernière douche et une bonne nuit de sommeil pour profiter à fond des découvertes de demain !

Lundi 6 juillet

Après notre dernière nuit dans un lit digne de ce nom et notre dernière véritable douche, nous prîmes le départ de notre long périple.

Pour aujourd’hui, nos très chers guides Claire et Konan nous annoncèrent 8km de marche et 470m de dénivelé positif, puis après une marche matinale accompagnés par Alexis, qui s’occupe des ravitaillements (et qui s’est enfui pour échapper à l’identification d’une Hespérie... ça nous change du ravitailleur bravant la tempête de neige de l’année dernière !), nous nous sustantâmes d’un bon pic-nic avec entre autres pesto rosso et saucisson.

Nos guides nous enseignèrent l’art de la capture et de la manipulation de cette belle famille que sont les Lépidoptères (ou Papillons au sens large).

Nous reprîmes notre chemin entre deux observations d’un couple d’aigles royaux pour arriver sur les coups de 15 heures au campement.

Par la suite, l’équipe des yeux foncés gagna la compétition de montage de tarp en « conditions extrêmes », et nous rédigeâmes ce fantastique récit du jour autour d’une exceptionnelle plâtrée de lentilles corail sur son lit de riz coco tiré de l’ancestrale mémé Colette qui fut bien méritée après cette dure journée.

Nous nous préparâmes à notre nuit devant cette pluie d’étoiles observée depuis le val d’Anniviers.

Signé : Les itinérant.e.s ! Viva itineranzia !!!

Mardi 7 Juillet

Après une nuit entrecoupée, les plus braves d’entre-nous se levèrent pour réaliser notre premier protocole ornithologique (étude des oiseaux que l’on voit ou entend dans un certain périmètre autour de nous).

Par la suite, nous prîmes un frugal - « saint et équilibré » - petit déjeuner. Nous enchaînâmes avec un formidable protocole habitat, protocole visant à caractériser un espace en fonction des plantes qui le composent.

Après avoir dit au revoir à Géraldine la Grenouille, nous nous mîmes en route vers notre prochain bivouac. En chemin, nous croisâmes de nombreux papillons (Gazé, Machaon...), oiseaux (l’éternel Casse-noix moucheté, le couple d’Aigles royaux...) et de magnifiques fleurs dont le Lys martagon.

Alexis, notre héros, fit encore valoir son courage en traversant pour nous ravitailler un troupeau de vaches déchaînées. Arrivés au lieu de bivouac, nous nous installâmes puis nous immergeâmes dans une eau avoisinant les 3°C. Nous nous apprêtons à passer une nouvelle nuit constellée d’étoile (et de marmottes).

À demain,
Viva itineranzia !

Sacha, Clémence, Quentin et toute l’équipe des itinérants

Mercredi 8 Juillet

Jour 3

Nous, aventuriers itinérants, nous levâmes aux aurores afin de recenser les oiseaux des prairies surplombant notre bivouac. Après un protocole aux sons du Troglodyte mignon et du Rougequeue noir, nous profitâmes d’un petit déjeuner déjà bien mérité.

Par la suite, protocoles, Rhopalocères et botanique, furent de mise, illustrés notamment par une observation de l’Azuré de la canneberge et de la Gentiane des neiges.

Nous nous mîmes en route vers midi, avec au programme une descente « épinglineuse », Mésanges huppées, repas frugal et Zygène du chèvrefeuille !

Au bout de la descente, Alexis, notre vaillant ravitailleur au short légendaire, nous attendait avec les provisions pour ces prochains jours.

Après un goûter accompagné d’un combat de taureaux au loin et d’une volée de sizerins, nous continuâmes notre route vers le prochain lieu de bivouac. Notre persévérance fût récompensé par l’observation de distants cerf et chamois ainsi que par la fugace apparition d’une hermine, son repas à la bouche.

Notre journée s’acheva ainsi dans la vallée avec un ciel toujours aussi étoilé, notre plat de velouté de potiron au quinoa à la main.

Pierlouis, Reine, Eliot

Jeudi 9 Juillet

Ce matin nous nous levâmes pour écouter les premiers oiseaux, puis nous enchaînâmes sur un petit déjeuner composé essentiellement de chocolat chaud lyophilisé ainsi que de succulentes tartines de pain de seigle et pâte à tartiner au chocolat lors duquel nous vîmes un bouvreuil pivoine et une hermine.

Nous reprîmes la route vers 10h avec un dénivelé de 350m sur la matinée, étalé sur 2.5km. Nous arrivâmes alors auprès d’un lac ou nous nous reposâmes tout en nous délectant de fajitas accompagnées de ses tartinables.

Nous fîmes les inventaires botaniques et papillons avant de nous remettre en route pour affronter les 2.5 derniers kilomètres lors desquels notre route croisa celle d’un troupeau entier de chèvres, de brebis ainsi que d’adorables agneaux ayant pourtant un cris strident.

Nos efforts furent récompensés par l’incroyable apparition d’un gypaète barbu tout proche de nous. Enfin, après une route infiniment splendide nous établîmes notre campement pour les deux prochains jours.
Par la suite, les plus courageux et aguerris d’entre nous affrontèrent les torrents glacés provenant des neiges éternelles ainsi que du glacier nous surplombant.

En ce moment même, nous écrivons ce fantastique journal de bord autour d’une plâtrée de boulgour accompagné de tomates séchées que nous espérons fantastique et nous nous préparons également à passer une nouvelle nuit reposante dans le Col de la Vache situé à 2500m d’altitude.

Alyssa, Reine ainsi que Juliette

Vendredi 10 Juillet

Aujourd’hui, grasse matinée jusqu’à 9h et nous eûmes ensuite droit au petit-déjeuner habituel. Ainsi sustentés, nous nous lançâmes dans l’accidenté pierrier surplombant notre campement.

Alexis, nous survolant en hélicoptère, ne nous vit manifestement pas et préféra aller ravitailler le refuge un peu plus haut (pas cool). Les Moirés des pierriers et les Lagopèdes attendus ne se montrèrent malheureusement pas, mais en contrepartie, nous tombâmes éberlués devant un Accenteur alpin, des probables crottiers de Perdrix bartavelles et de somptueux Saxifrages fausse mousse !

Après ce protocole, nous prîmes un déjeuner comme les autres et allâmes faire un nouveau protocole Rhopalocères, où nous avons trouvé différentes espèces telles que le Nacré subalpin et le Candide.

La menace d’un orage qui devait s’abattre sur nous se révéla infondée et nous pûmes faire une petite expédition en haut d’une colline et au bord d’un petit lac ou la vue était magnifique.

Après un repas composé de soupe de boulgour, Konan nous révéla les réponses d’un jeu ayant duré toute la semaine, et après cette journée pleine d’aventures incroyables, nous nous endormîmes sous un tarp pas forcément très étoilé car il y avait des risques de pluie.

Sacha, Quentin
Et tous les itinérants
Viva itinérancia !

Samedi 11 Juillet

Nous nous levâmes de bonne heure afin de trouver le Lagopède alpin et la Perdrix bartavelle. Malheureusement, aucuns de ces magnifiques oiseaux ne se sont manifestés en notre présence. Nous vîmes tout de même un Accenteur alpin et un Rougequeue noir.

Lorsque nous rangeâmes notre campement de fortune fastidieusement, certains d’entre nous (Paul) décidèrent de procéder à un protocole papillon de manière rocambolesque, puis nous descendîmes 900m de dénivelé sur une distance de 5km.

En mangeant de délicieuse tortillas, nous pûmes assister au nourrissage d’un jeune Cincle plongeur par sa génitrice. Sous une pluie naissante, nous prononçâmes de déchirants adieux a nos chers camarades de la première semaine. Le reste des itinérants entama une longue et pénible montée sous la pluie et les vaillants Paul, Juliette, Konan, Adèle, Pierlouis et Quentin affrontèrent une nuit, seuls, sans leurs amis Marc, Alyssa, Sacha, Clémence, Eliot et Reine. Ces derniers se douchèrent à l’eau chaude en pensant à leurs amis sous les torrents glaciaux d’altitude.

Viva itinérencia !

- Marc et Alyssa

Dimanche 12 Juillet

Le lever aux aurores de nos aventuriers dans le formidable refuge déniché par Konan fut suivi d’un petit déjeuner animé et nous débutâmes l’ascension du col le plus proche, après de nombreuses pauses afin d’étudier la biodiversité alpine représentée par la Niverolle alpine, le Trèfle des neiges et le Petit Apollon.

Arrivés au sommet après une ascension de plus de 4 heures, notre vaillance fut récompensée en premier lieu par un repas ordinaire rendu exceptionnel par la beauté du paysage environnant puis par la capture et l’observation de la Piéride du Vélar, papillon blanc d’altitude très localisé.
Une fois repus, nous entamâmes la descente vers le barrage de Moiry, et Le Gypaète barbu nous fit l’honneur de sa présence entre deux épingles, permettant aux plus vifs d’entre nous de lui tirer le portrait, immortalisant ce moment fort de notre journée.
À quelques kilomètres du barrage, nous procédâmes à un nouveau protocole papillon illustré par des Grands Nacrés, Moyen Argus, et Petite Tortue.

En bas de cette descente, exceptionnellement escorté par un groupe de vaches pacifiques, nous attendait Alexis, short légendaire et ravitaillement attendu, en guise de dernière pause avant la montée finale.
C’est ainsi qu’au son des Pipits spioncelles et Traquets motteux nous atteignîmes notre camp pour la nuit.

Après une plâtrée d’une purée au poivron et une douche méritée, nous avons eu la chance d’observer, ébahis, un Chevalier culblanc survolant notre lac voisin. Nous nous endormiront ainsi face aux étoiles, la tête pleine de nos observations du jour.

Signé un itinérant délégué à la dure tâche de rédiger un journal de bord amusant et réaliste approuvé par ses compagnons d’aventure.

Viva itineranzia !

Lundi 13 Juillet

Après une terrible traversée du barrage de Moiry, l’équipe encore fraîche provenant du centre de Chandolin retrouva un camp déserté par ses occupants, qui ne tardèrent pas à revenir après un protocole oiseau ordinaire.
La distribution de la nourriture se déroula de manière cordiale, et on parvint (presque) à retenir la totalité des prénoms.

Ensuite, une éprouvante ascension nous mena au lac des Autannes où nous déjeunâmes de délicieux sandwichs au pesto biens mérités sous l’œil sévère d’un Aigle royal.
Nous repartîmes, requinqués, vers le col du Basset du Levron sans suivre la piste pour un peu plus d’aventure...

Au milieu de l’ascension vers le col du Basset du Levron, la gravité rattrapa le matelas d’un malheureux qui dût descendre le chercher pour pouvoir dormir à peu près confortablement les jours suivants.
Une fois arrivé sur le fameux col, les nouveaux expérimentèrent leur premier protocole papillons peu fructueux mais qui permit tout de même de recenser un Moiré Velouté, quelques Belles dames et plusieurs Azurés. Une fois le protocole terminé, un nouvel ennemi se présenta à nos valeureux héros : la météo !

Heureusement, leur éternel optimisme vainquit cet obstacle qui battit en retraite au bout d’une dizaine de minutes, bien qu’il retenta quelques escarmouches durant la suite de la journée.
Ainsi, nos amis entamèrent la descente à travers un redoutable pierrier vers un magnifique lac ou une petite pause s’imposa, au coté d’un majestueux névé.
Mais leurs tortionnaires ordonnèrent la remise en marche vers le lac de Lona où ils purent enfin monter le camp...

LA SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE !!!!!

Mardi 14 Juillet

Aujourd’hui, Konan nous montra une fois de plus qu’il faut le suivre même dans ses moments les plus intimes de l’itinérance. Après l’hermine qui lui rendit visite lors de son moment d’isolement, aujourd’hui il eut droit a trois splendides Lagopèdes alpins qui vinrent lui picorer les pieds.

Trêve de plaisanteries, après un réveil ensoleillé, notre équipe d’adolescent.e.s repoussèrent le protocole matinale pour démontrer à Alexis que ces réserves de nourriture finiront toujours à néant dans un temps record.

Pendant que les nouveaux apprirent le fonctionnement du protocole Ornitho, les anciens durent faire la dure tâche de la vaisselle. Par la suite, un protocole botanique ainsi qu’un protocole Papillons furent réalisés dans la foulée.

Mercredi 15 Juillet

Au soleil, sous la pluie,
À midi ou à 5 heure et demie...

Enfin un vrai lever aux aurores pour notre équipe de vaillants itinérants. L’objectif du jour : arriver au prochain lieu de bivouac avant le déluge annoncé pour midi. Une ascension de nos aventuriers, mi-réveillés, mi-somnolents, nous conduisit à la cabane des Becs de Bosson où ils purent savourer un petit-déjeuner déjà bien mérité, ainsi qu’un certain confort sanitaire nécessaire, observant par ailleurs la Renoncule des glaciers.

Descente aux vents et au son des Grands Corbeaux pour notre équipée qui tenta de rallier le vallon de Réchy. S’ensuivit une séance d’observation dominée par les invertébrés, occasionnant des nouvelles observations de la Piéride du Vélar ainsi que 3 espèces d’Arabètes encore Non Identifiés (ANI).

Le temps menaçant de se gâter, notre expédition se remit en route à travers les alpages et trouva finalement refuge et déjeuner dans une inespéré cabane de pierre (rénovée en 2018) peu avant la tempête.

Après le déjeuner le sommeil faisant rage parmi les nôtres et l’orage grondant, as de pique et as de trèfle occupèrent les rescapés trois heures durant attendant désespérément ... le goûter. Les premiers émergeant de leur léthargie réparatrice sonnèrent le goûter et le moment d’identification naturaliste.
Nous attendons, à l’heure où nous écrivons ces lignes, le dîner.

Deux équipiers affamés chargés de vous transmettre les moments de notre journée.

Viva itineranzia !

À suivre dans le prochain épisode des Aventures Itinérantes...

Jeudi 16 Juillet

Dans la vie, si nous pouvions voir dans le futur nous ne ferions sûrement pas les mêmes choix. Comme ce doux matin d’été dans le Val d’Anniviers où toute l’équipe Itinérante prit la route après une bonne nuit en cabane ainsi qu’un protocole oiseau, papillons, habitat et une prospection de Plécopteres en rivière. Cette fameuse équipe marcha heureuse et sans imaginer la soirée qui l’attendait.

Malgré une marche atypique pour nos animateurs avec une jolie descente d’une montagne au milieu du Rhododendron (Konan notre cher guide a perdu le chemin dès les premiers mètres, ce qui nous permit de trouver un Saule suisse) et une dizaine de kilomètres qui se firent bien ressentir dans nos jambes, nous arrivâmes au lieu de bivouac presque sec.

Mais Mère Nature voulut nous rappeler que nous ne sommes pas imperméables. Un joli petit nuage d’une couleur plutôt très foncée avec des flashs de lumière blancs par moments montra le bout de son nez pile en face de nous (dans le bon sens du vent). Grâce au talent de Léa, notre AMM, nous marchâmes très rapidement avec toutes nos affaires vitales vers le auvent d’un chalet.

Une fois le squat de la terrasse du chalet et au sec, nous mangeâmes notre repas, puis sous les conseils de Konan et Léa, décidèrent de passer la nuit sous le auvent en installant les tarps tout autour comme une cabane. Le spectacle sous nos yeux était magnifique, d’autant que nous étions au sec. Une fois notre « cabane » finalisée nous nous lançâmes dans un jeu proposé par Léa : « Contexte ».

Le but étant de trouver les intrus n’ayant ni rôles ni le contexte, nous rigolâmes à gorge déployée pendant 2 manches avant de tous.tes aller dormir.
Au programme du lendemain, protocoles Rhopalocères dans l’après midi !

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