Accueil > Nos actions > Séjour En quête de Biodiversité en itinérance du 19 Juillet au 26 juillet 2026
Le Journal de Bord
Lundi 20 Juillet
Départ ce matin après une nuit mouvementée dû à l’excitation du départ en itinérance ! Avec notre guide Léa, nous préparons nos sacs, partageons le matériel commun et la nourriture, et en milieu de matinée, c’est parti pour l’aventure !
Après une prise en main des jumelles et la technique pour les ajuster à notre vue, des Cassenoix mouchetés firent leur apparition un peu partout autour de nous ! Un corvidé de montagne avec un cri de réveil matin et lié au Pin cembro, entre autres. Après la rencontre de 3 espèces de Mésanges différentes : Noire, Huppée et Boréale, nous savons maintenant comment les reconnaître à l’œil et à l’oreille.
Avant de manger, un Brocard suivait une Chevrette de très près, à à peine quelques mètres de nous au bord du chemin. Et oui c’est la période du rut !
Après notre repas, on repart avec des arrêts Papillons, Araignées et Botaniques selon ce que la Nature nous offre.
Arrivé.es en bas du Tounô, on rentre dans un petit vallon et sa rivière, le paysage devient encore plus sauvage et là, surprise, un Aigle royal vole au-dessus des crêtes, des Marmottes s’amusent devant nous et une famille de Rougequeues noirs est installée juste à côté en face de notre bivouac.
Après un moment recherche d’animaux sur les montagnes et goûter, c’est l’heure du protocole Rhopalocères ! Des Moirés, des Azurés, des Nacrés,... L’on finit ensuite la soirée par un bon repas et un jeu où l’on a bien rigolé ! À demain pour de nouvelles aventures !
Angèle, Shirley, Élodie, Stéphane, François et Léa
Mardi 21 Juillet
Réveil 7h30 pour un protocole oiseau puis petit dej. Hmm... Attendez... Ça c’est ce qui était prévu, mais c’est bien connu rien ne se passe jamais comme prévu !
Je reprends : réveil autour de 6h par la pluie, la grêle et les éclairs. Juste à temps pour que François, parti explorer les alentours du bivouac, vienne se mettre à l’abri du tarp et à Léa de s’occuper de modifier le tarp pour qu’il tienne et que nous soyons à l’abri. Un plaisir d’être réveillé.es et surpris.es par un orage non prévu par la météo !
Après plusieurs averses de pluie et de grêle, tout le monde est à peu près sec et l’orage est derrière nous ! Nous avons fait un protocole oiseau malgré tout et ils étaient au rendez-vous ! Après un temps de quiétude nous avons pu entendre et voir des Cassenoix mouchetés en haut de Pins cembro, des Fauvettes babillardes se cachant dans les buissons de Genévriers nains, quelques Faucons crécerelles. Puis un Grand corbeau et un Aigle royal plus tard dans la journée !
Nous voilà maintenant parti.es pour une zone humide non prospectée depuis le début du projet. Sur le chemin, nous nous aventurons en hors sentier dans l’espoir de voir des Lagopèdes alpins dans le pierrier, malheureusement ils étaient probablement trop bien camouflés !
Mais, arrivé.es à la zone humide (après un bon repas), nous avons chassé des libellules et identifié deux espèces de Linaigrettes (à feuilles étroites et de Scheuchzer). Après beaucoup d’efforts et de courses poursuites nous avons attrapé trois libellules (à identifier) et quelques papillons. Puis direction le bivouac.
Sur le chemin nous avons identifié quelques espèces et admiré un groupe d’une quarantaine de Chocards à bec jaune. Enfin arrivé.es aux ruines de Tsahélet, pause goûter, puis installation pour la nuit en essayant de se protéger du vent particulièrement froid.
Le dîner arrivant, nous discutons entre autres de l’affût du lendemain matin puis en découvrant que des sentiers se sont fermés, Léa nous fait un point itinéraire et logistique. À demain pour de nouvelles histoires naturalistes !
Angèle
Mercredi 22 Juillet
Dessins par Anaïs
Jeudi 23 Juillet
Après une bonne nuit réparatrice dans ce bivouac improvisé, réveil matinal pour 2 courageux et observation de très nombreux Cerfs et Biches sur les flancs de la montagne bordant la rivière et quelques chamois sur les hauteurs.
Sur le retour et au bord du chemin, visite du Tichodrome échelette se promenant sur les rochers au bord du chemin.
Après un bon petit déjeuner de l’équipe, repli de notre bivouac au grand soulagement d’un couple de Mésanges noires qui, à notre découverte le matin, nichait juste à côté.
Retour au village pour retrouver notre bienfaiteur Alexis, pour faire le plein de victuailles pour le reste du séjour. Mais pas de répit dans l’observation : un Geai des chênes, des Linottes mélodieuses, des Sizerins cabaret et un Chardonneret élégant.
Départ pour notre dernier lieu de bivouac avec tout d’abord un premier arrêt à la Cabane du Mountet. Choix heureux de l’option 2 en terme de trajet car sentiers déjà suffisamment difficile et surtout observation de très nombreux Bouquetins mâles au bord du chemin, ainsi qu’un Faucon crécerelle, d’un Aigle royal adulte et d’un autre immature.
Puis arrivé.es sur notre lieu de bivouac aux Mines de la Lé, situé au dessus des falaises surplombant la rivière de la Naviscence. Panorama superbe sur le Weisshorn, les Glaciers de Moming et de Zinal et le pic de Besso.
Après une petite sieste pour certain.es et une séance (bien nécessaire) de toilettes pour d’autres, démarrage d’un protocole habitat avec la création d’un nouveau site d’étude. Après le niveau 1 et 2 faits, étude limitée à deux plantes : Callune et Genévrier nain, car le soleil se cache derrière les montagnes. Confirmation de la grande complexité pour nous tous.tes, excepté Léa bien évidemment, de trouver les réponses pour aboutir au nom de ces deux plantes. Nous poursuivrons ce protocole et l’identification demain.
Après dîner, apparition d’une bande de quinze Bouquetins remontant vers la pelouse alpine. Puis Léa nous propose d’aller faire une observation crépusculaire d’Ongulés de montagne (Chamois et Bouquetins se dessinant sur les falaises). Nous cherchons également les Cerfs, résultat non probant et l’énigme reste entière. Ces animaux remontent-ils vers l’alpage ou se contentent-ils de rester sur les flancs de la falaise ?
Stéphane
