Sur les Traces de l'Ours du 16 au 23 juillet 2017 (niveau 4)

Voir descriptif détaillé

Sur les Traces de l'Ours du 16 au 23 juillet 2017 (niveau 4)

Voir descriptif détaillé

3 participants de 15 à 28 ans
Des voyages scientifiques qui changent le monde
Des aventures hors du commun, des projets réels pour le développement durable

Le Journal de Bord

Dimanche 16 juillet 2017

Anne rejoint en ce jour l’illustre équipe déjà présente composée de Célia et Mélyssandre, ses camarades pour la semaine d’aventures qui s’annonce. Nous consacrons donc cette journée à la préparation du bivouac de 4 jours qui nous attend. Préparation des repas de la semaine, équilibration des sacoches pour nos fidèles montures, et caetera.

Lundi 17 juillet 2017

À la fraîcheur matinale nous débutons l’expédition en nous rendant au centre équestre de Boutx pour harnacher nos destriers de leur fardeau qui nous permettra de subsister durant quatre jours. Après multiples délibérations, Sylvie, notre experte équine, nous permet d’emporter de précieux oeufs dans le bât de Pain d’Epices, son fidèle poney pie.

Nous démarrons dès lors notre périple en direction du col d’Espone.
Lors de la pause du déjeuner, nous nous sommes arrêtés à la fontaine de Mondaruc. Nous avons été surpris par une pluie soudaine. Heureusement, l’orage s’est rapidement dissipé. Nous avons donc pu reprendre notre périple à travers monts et forêts.
Bravement porté par nos chevaux, nous arrivons à notre lieu de campement, au col d’Espone, près de la cabane de l’Artigue. Après quelques déconvenues dues à un essaim de guêpes et à une météo quelque peu capricieuse, nous parvenons finalement à déplier nos tentes. Nous consacrons une partie de la soirée à relever les traces du passage d’animaux forestiers, ainsi qu’à évaluer la qualité de l’habitat de l’Ours. Rentrés au camp, nous dégustons une omelette apprêtée par les soins de Mélyssandre. Nous dormons, réchauffés par le souffle de nos montures.

Mardi 18 juillet 2017

Aux premières lueurs de l’aube, Sylvain, le responsable du programme, nous fait gravir un pic boisé. Nous pouvons ainsi contempler le soleil qui s’élève au dessus des crêtes. Après avoir noté quelques observations concernant l’environnement qui nous entoure, nous descendons afin d’aider Sylvie à plier bagage. Nous reprenons notre route, installés sur nos chevaux, après s’être assurés de n’avoir laissé aucune trace tangible de notre passage.
Nous profitons de la pause du déjeuner pour reprendre nos carnets et entreprendre une nouvelle évaluation du terrain. C’est ici que Sylvain attrape un Cordulégastre, une espèce de libellule.

L’objectif principal de cette expédition est d’analyser les divers habitats de l’Ours selon un protocole qui permet d’évaluer sa qualité. Pour cela, nous quadrillons la région et nous nous arrêtons sur des points précis distant d’un demi-kilomètre et nous entreprenons un comptage des diverses espèces d’arbres, de végétaux, ainsi que des sources de nourriture et de dérangement ; par exemple, la présence de routes ou d’habitations, de fourmilières ou de myrtillier.
Le reste de la journée se passe sans encombre, seulement troublé par quelques caprices équins.
Nous arrivons au col d’Artigascou. Les tentes sont dressées à l’abri d’une paroi rocheuse, le dîner est préparé par quelques volontaires, l’eau est puisée dans la source proche. Un membre de l’équipe, Florian, apporte la viande si ardemment attendue.

Mercredi 19 juillet 2017

Nous nous réveillons de bon matin, sous un ciel gris et oppressant dans lequel l’orage nous guette. Nous nous hâtons de manger et de préparer nos montures, chargeant sacoches et bât sur leur dos. Bien que le paysage soit splendide, nous nous devons d’avancer rapidement. Nous nous dirigeons vers le village de Mlles. De là, nous décidons d’aller voir le Mémorial de l’Ours, le lieu ou les trois premiers Ours slovènes ont été relâchés, Ziva, Mellba et Pyros. Après une agréable pause déjeuner, nous cherchons un endroit propice à la pose d’un piège photographique.
Ayant repris notre route, nous progressons vers notre prochaine destination. Un troupeau de biches, effarouchées par notre arrivée, détalent alors que nous nous approchons. Nous enregistrons la présence des ongulés sur un site, Observation.org qui répertorie tous les éléments de la biodiversité.
Nous partageons cette fois notre camp avec les chevaux, dans une pâture située dans le village d’Argut-dessus. Le soir, nous enregistrons la présence de crapauds accoucheurs.

Jeudi 20 juillet 2017

Il s’agit du dernier jour de notre expédition. Au départ de cette ultime journée, une forte séquence émotion nous rappelle les dangers de la montagne. Le terrain rendu glissant par la pluie entraîne la chute d’une participante sur le bas-côté, chute amortie par les massifs de ronciers. Plus de peur que de mal. Notre vigilance s’en retrouve accrue. Une séance de galop s’impose afin de rasséréner tout le monde.
Nous mangeons notre déjeuner sous une fine bruine. Sur le chemin du retour, nous récupérons un piège photographique installé la semaine passée. Notre mission terminée, nous déchargeons de leur fardeau allégé les chevaux retournés à l’écurie. Le soir, nous sommes heureux de retrouve la chaleur et le confort d’un lit pourvu de draps.

Vendredi 21 juillet 2017

Après avoir déjeuné, nous enregistrons les diverses données récoltées durant le bivouac et les participants s’informent sur le mode de vie de l’Ours afin de classer les divers habitats répertoriés en conséquent. Nous regardons également les divers enregistrements vidéos récoltés par le piège. Ici, un ongulé, deux sangliers, un merle mâle et un blaireau. Notre tâche terminée, nous décidons de suivre Sylvain afin de capturer et d’en apprendre plus sur les papillons. Nous apprenons à manier un filet et à reconnaître certaines espèces. Notre chasse dure plusieurs heures.
Le soir venu, nous décidons de dormir dehors sur le sommet du pic de l’Escalette.

Samedi 22 Juillet

Réveil au-dessus des nuages à 1600 m d’altitude. Nous redescendons à l’auberge, une douche, un petit déjeuner et nous repartons pour la journée en randonnée pour découvrir un nouveau vallon, le Sahage situé non loin de la frontière espagnole.

Partis de 550 m d’alitude, nous monterons jusqu’à la côte 1350 m. En chemin, nous croisons isards et martres. Arrivés à la cabane des Réchets, des chevaux semi-sauvages viennent à notre rencontre, ceux-là aussi aiment bien les caresses.

Nous continuons à chercher des indices permettant de savoir si ce lieu pour convenir à l’ours. Il semble que les paramètres soient réunis, nourriture, couvert forestier...
C’est déjà le moment du retour pour notre dernière soirée.

Dimanche 23 Juillet

Réveil matinal. Célia et Mélyssandre repartent vers Toulouse pour la gare. Anne reste avec Sylvie en attendant les nouveaux participants : Julie, Kevin, Tom et Léonard.

Photos / Vidéos

Nos partenaires

Voir également