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Sur la route des oiseaux migrateurs du 25 octobre au 01 novembre 2020

Sur la route des oiseaux migrateurs au Pays Basque du 25 octobre au 01 novembre 2020 Voir descriptif détaillé

Sur la route des oiseaux migrateurs du 25 octobre au 01 novembre 2020

Sur la route des oiseaux migrateurs au Pays Basque du 25 octobre au 01 novembre 2020 Voir descriptif détaillé

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Des voyages scientifiques qui changent le monde
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Introduction

Voici le journal de bord de notre séjour au Pays basque dans le sillage des oiseaux migrateurs.

Le Journal de Bord

Dimanche 25 octobre 2020

Dans l’après-midi, les participants se sont retrouvés au gîte « le Chalet Pedro » en plein cœur du Pays Basque. Une fois tout le monde bien installé, nous sommes allés faire un tour un peu plus haut sur les crêtes pour découvrir le terrain où nous irons les jours suivants afin de réaliser notre étude sur les oiseaux migrateurs.
Depuis ces derniers jours, les crêtes subissent les assauts répétés du vent et de la pluie, ce qui ne nous a pourtant pas découragés ! Nous voilà donc sur le col mythique d’Organbidexka, pour observer le paysage et les quelques oiseaux affrontant le vent encore puissant. Ainsi un beau vol de Tarins des Aulnes est passé très près de nous, de même qu’une Corneille noire volant contre le vent.
Ce soir, après une première présentation ludique de quelques espèces d’oiseaux susceptibles d’être observées ici, c’est un plat de lasagnes qui nous a régalé.

Lundi 26 Octobre 2020
Ce matin, la neige avait recouvert la forêt mais n’a pas tenu longtemps. Durant la matinée, nous avons essayé d’en savoir plus sur la migration des oiseaux au travers d’un jeu avec des questions. Pourquoi les oiseaux migrent-ils ? Comment se repèrent-ils ? Comment survivent-ils au voyage ?
Après cela, nous avons pris le temps d’apprendre à régler les jumelles pour qu’elles soient à notre vue et avons commencé à utiliser des longues vue pour pouvoir être prêts lorsque nous irons sur les crêtes pour étudier la migration des oiseaux.
Entre deux accalmies, nous sommes allés voir les oiseaux à proximité du chalet :
Bergeronnette des ruisseaux sur un radeau de feuilles, une buse variable houspillée par les corneilles, les jolies mésanges huppées, les grimpereaux qui montent et tournent sur les troncs d’arbres... Une très belle diversité d’espèces observée pendant cette première sortie.

D’ailleurs, nous avons également eu la grande chance d’observer une vipère séoane. L’animal trouvé au sol par Thibaut était déjà mort mais était en très bon état. L’occasion de parler des reptiles, et notamment des espèces rares, comme c’est le cas de cette vipère qui ne s’observe en France que dans quelques vallées. C’est donc une grande chance pour nous d’avoir pu la rencontrer.

Le reste de l’après midi, nous avons travaillé à la rédaction d’un protocole d’étude que nous allons mettre en place durant le reste de la semaine afin d’étudier le flux de passage migratoire derrière le Massif des Escaliers. Ainsi nous avons pu voir comment s’organise une étude scientifique de ce genre et avons pu déterminer collectivement les informations nécessaires pour la réalisation de notre étude.

Après un bon repas et un super fondant au chocolat, nous avons revu en détail l’ensemble des oiseaux observés dans la journée afin de revoir ensemble les critères et avons fait un quizz photos afin de nous préparer à aller observer les rapaces sur le terrain demain.

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Mardi 27 Octobre 2020

On ouvre un œil, plus de pluie ! Après un solide petit déjeuner, session de découverte des chants d’oiseaux le long de la rivière Iratiko Erreka. On apprend tout sur le pourquoi et le comment (les oiseaux ont des membranes dans leurs trachées ce qui leur permet de moduler le son). Des mésanges en pagaille qui sautent d’une branche à l’autre, la « fameuse bergeronette grise de Thibault », nos amis les rouge-gorges, les geais qui se chamaillent, et le roi de la forêt (autrement dit le roitelet dont Hélène vous contera l’histoire).

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Déjeuner rapide et en route pour le « Protocole ». En chemin, nous tombons sur une curée de vautours fauves, qui décollent devant nous. Après investigation (digne d’une série américaine), nous retrouvons les indices (fientes et plumes) et la carcasse du défunt chevreuil.
Au bout de la petite route sinueuse, se trouve notre « spot » au pied du massif des escaliers : Inharxaria.
Il est 13h : prêts pour 3h d’observations selon le « protocole » : La zone d’arrivée des oiseaux est découpée en trois secteurs limités par des points distinctifs et le passage à la sortie de la vallée est également découpé en 3 parties. Tous à nos jumelles !
Les grues défilent par centaine, les milans royaux fusent, malgré le vent tempétueux.
Après 3 heures d’observations avec nos deux ornithologues en chef, nous voici frigorifiés mais heureux. Il ne nous reste plus qu’à rentrer les données dans le tableau.

Mercredi 28 Octobre 2020

Les tourbières sont des zones humides entourées par de la végétation. Les conditions adaptées pour les tourbières sont une température froide, un sol acide, peu de nourritures pour les plantes et pas beaucoup d’oxygène dans l’eau.
Beaucoup d’espèces (plantes, insectes…) vivent uniquement dans les tourbières.
La tourbe est composée de plantes qui s’entassent au fond de l’eau en plusieurs couches, sans oxygène et sans décomposition. Nous sommes allés dans une tourbière de pente et nous avons même vu des plantes carnivores (Drosera), des chenilles sorties d’un autre monde (la pudibonde), et plein d’autres plantes (allez voir la photo).

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12h30 : en route dans notre camion bleu pour le spot. Comme la veille, notre progression est ralentie par une rencontre rare : des dizaines de petits passereaux multicolores nommés Leiothrix, remontés des fonds de 2 vallées basques (originaire d’Asie du Sud et échappés de captivité). Au spot, Eole nous a malheureusement abandonnés et nous voici rapidement encerclés par les nuages. Le paysage se ferme, les oiseaux ne passeront pas… En attendant une éclaircie, nous testons nos connaissances sur un quizz de chants d’oiseaux. Le ciel d’Iraty se charge de sons qu’il n’a sans doute jamais entendu. Au retour, petit détour à la fromagerie et l’exposition sur le pastoralisme pour se réchauffer autour d’un chocolat chaud avant de rentrer à pied au gite, accompagnés des cincles plongeurs et de leurs acrobaties dans les flots. Clou de la journée : Bastien a trouvé des épreintes (=excréments) de Loutre à 2 pas de notre gîte !

Jeudi 29 Octobre

Un grand ciel bleu ! Nous partons parcourir les crêtes d’Organbidexa pour nous poster en haut d’un rocher avec un sacré point de vue à 360°. Des Milans arrivent de toutes parts, seuls ou en pompe de plusieurs individus. Éperviers, Busard Saint Martin, Pigeons ramiers, Bruants jaunes font partie du voyage.
Transfert vers le « spot du protocole », mais avant de commencer, nous prenons un solide pique-nique face à une vue magnifique sous un soleil radieux : what else !
Tous à nos jumelles pour 3h studieuses : autre météo, autre parcours pour les oiseaux. Au loin dans le ciel, nos longues vues ont furtivement capté la présence d’un gypaète qui est beaucoup plus rare que les vautours fauves qui tournent par dizaines autour de nous !
Nous retrouvons au moment de partir les Leiothrix dont les piaillements auront intrigué quelques temps même les oreilles expertes de nos 2 ornithologues.

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Vendredi 30 Octobre

Ce matin, randonnée sur le massif de l’escalier. L’œil perçant de Bastien déloge un groupe de biches pâturant tranquillement sur une pente herbeuse ensoleillée et plus loin un isard solitaire. Trace de cervidés, crotte de renard avec les ongles d’un cabri, la balade devient un jeu de piste.
De retour sur notre spot sous un soleil qui nous fait oublier la neige d’il y a 4 jours, on chausse nos jumelles. Les milans restent loin dans la brume. Les cris et looping d’un grand corbeau nous signale la présence d’un grand rapace : l’aigle royal ! Thibault ne le lâche pas de la longue vue et le voit se poser au loin, en ombre chinoise sur un arbuste à flanc de falaise. Ce sera notre dernière image incrustée sur la rétine de cette belle journée.
De retour au gîte, la propriétaire nous propose de poser un piège photo sur la zone où nous avons trouvé une épreinte de loutre. C’est ce que nous faisons à la nuit tombée après une bonne tartiflette et après que Bastien nous ai parlé de la biologie de l’Aigle royal.

Samedi 01 Novembre

Le matin au réveil la propriétaire accourt grand sourire : la loutre est passée cette nuit, photos et vidéo à l’appui !
En raison des mesures sanitaires et du début de confinement COVID19, le programme de la journée est légèrement chamboulé : nous n’irons pas sur les crêtes aujourd’hui ni effectuer la retransmission du travail de la semaine auprès du personnel de la LPO.
A la place nous effectuons une petite balade en forêt à proximité du gîte, l’occasion d’observer de nombreux passereaux forestiers, buse, grand corbeaux et quelques traces de cervidés. Aurélie et Sébastien prennent la route dans l’après-midi tandis que Thibault et Bastien reposent le piège photo pour la loutre.
Demain tout le monde regagnera ses régions respectives pour une période de confinement avec des milans royaux et des grues cendrées pleins la tête...
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