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Rapport scientifique 2019 - Séjour « Sur les traces du Loup (...)

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Le Projet

Protocoles et Résultats scientifiques de la première semaine du séjour
« Sur la trace des loups » 2019

Le rapport complet avec photos et présentant les résultats se trouve en pièce jointe. Il s’agit ici d’un résumé.

I. Introduction

Le loup de l’est est une espèce complexe récemment découverte qui est sujette à de nombreuses recherches actuelles. Les connaissances sur sa répartition sont encore floues. Que ce soit au niveau du génotype ou bien du phénotype il est très difficile de différencier le loup gris du loup de l’est, ou bien encore d’un hybride loup-coyote. De part son statut d’espèce protégée, il est indispensable de mieux connaître son aire de répartition.
En 2000-2003 une étude sur le Loup de l’est avait été mise en place par le parc national de la Mauricie, il avait été montré que 32.8% des individus mourraient du piégeage chaque année (Villemure 2003), un taux de mortalité supérieur à celui déterminé par la disponibilité des proies. Depuis l’espèce n’est plus sujette à la recherche dans la région de la Mauricie.
C’est avec la dynamique de remettre en place un pôle de données sur l’espèce que OSI a décidé de mettre en place ce projet dans la réserve faunique du Saint Maurice, au nord du parc national de la Mauricie. Le séjour a pour objectif d’obtenir des données sur le loup dans la réserve et sur l’espèce concerné (loup de l’est ou loup gris ?). Nous avons basé nos recherches sur trois protocoles permettant d’optimiser les récoltes de données : les transects, le suivi aux pièges photographiques et l’écoute passive et active de hurlements de loups.
N’ayant aucune certitude sur l’espèce de loup concerné (​canis lupus ou ​canis lycaon)​ il ne sera jamais précisé le nom complet de l’espèce durant le rapport.

II. Transect

1. Introduction

On appelle « transects » les trajets faisant l’objet de recherche d’indices de présence animale. Ils peuvent être suivis sur des sentiers ou en dehors des sentiers (« hors-sentier »). Pour le suivi du loup de l’est, ils ont pour objectif de chercher des fèces, empreintes, marque de grattage, carcasse etc. Durant ce séjour c’est le protocole qui nous a permis d’obtenir le plus de données sur le Loup de l’est.

2. Matériel et méthodes

Lors de notre étude, les coordonnées des points de départ et de fin sont enregistrées par GPS ainsi que l’heure de début et de fin. Tout indice de présence d’un animal (empreinte, fèces, poils etc.) fait l’objet de mesures et de l’enregistrement de sa position GPS (les données seront rentrées dans l’application Obsmapp). Les observations directes sont également relevées.
Seuls les mammifères et quelques espèces d’oiseaux (gallinacés) ont été recensés.
Nos itinéraires ont été choisis dans le but d’obtenir des données sur le loup. C’est pourquoi les chemins, sentiers, routes secondaires peu fréquentées ont été privilégiés. En effet, les loups les empruntent fréquemment puisqu’ils facilitent grandement le déplacement et ils défèquent le plus souvent sur ces zones de passage. De plus, dans ce type de milieu, les empreintes sont aussi plus visibles sur les sentiers.

Durant notre séjour, 6 transects ont été réalisés avec les jeunes. Néanmoins beaucoup d’indices de présence ou observations directes ont été relevés en dehors des transects : sur les routes, en canot, pour aller récupérer ou déposer des pièges photos etc. Toutes ces données sont bien entendu relevées et prises en compte dans ce compte rendu.
Carte de la Réserve faunique du Saint-Maurice situant les différents transects (tracés violets). (Source : Sépaq)

III. Pièges photographiques

1. Matériel et méthodes

Durant le séjour, 7 pièges photos sont mis en place. Un leurre olfactif de glande de castor est placé à quelques mètres de chaque piège sur une branche ou un arbre. Le mode vidéo a été choisi car il facilite grandement l’identification. Les lieux de pose de pièges photos ont été choisis pour maximiser les chances d’obtenir des données sur le loup. C’est pourquoi les chemins, sentiers, routes secondaires peu fréquentées ont été privilégiées. En effet, les loups les empruntent fréquemment puisqu’ils facilitent grandement le déplacement.

2. Mise en place du protocole

3 pièges ont été placés le 12 et le 14 juillet avant l’arrivée des participants. Deux pièges (numéro 1 et 2) ont été placés pour les deux semaines, à proximité du lac Canard, côté Lac Normand. Le troisième (3) a été disposé le long du lac Tousignant un kilomètre au nord du Camping.
Le 16 juillet nous avons mis en place 3 pièges photos côté Wessonneau, à l’est du Lac Tousignant. L’objectif était de couvrir le territoire à l’est et à l’ouest du lac Tousignant. Deux pièges photos (4 et 5) ont été mis en place le 16 juillet le long de la route 22 durant le premier transect puisque beaucoup d’indices de présence du loup avaient été récoltés et que des hurlements d’adultes et de jeunes avaient été entendus proche du sentier. La présence probable d’une tanière ou d’un site de rendez-vous proche du sentier augmente fortement nos chances d’obtenir des données vidéos sur la meute Wessonneau.
Le troisième piège photos (6) côté Wessonneau a été disposé au sud de la route 22, proche du lac Porc-épic, pour tenter d’observer la répartition de la meute Wessonneau sur le territoire. Le chemin choisi était riche en empreintes d’Orignal.
Le dernier piège photo (7) n’a pas pu être mis en place durant la première semaine pour cause de problème technique, il est mis en place le 21 juillet proche du lac Suzanne sur le territoire de la meute Wessonneau, le but étant d’augmenter nos chances d’obtenir des images de la meute.
Les pièges photos sont récupérés le 26 et 27 juillet. Une partie des pièges photos se trouvent potentiellement sur le territoire de la meute Normand tandis que l’autre partie se trouve sur le territoire de la meute Wessonneau. Le but est de couvrir deux territoires bien distincts permettant potentiellement d’obtenir des données sur deux meutes différentes (meutes secteur Normand et Wessonneau). Néanmoins les pièges resteront sur place durant un court laps de temps, obtenir des images de Loup s’avère donc peu probable.

IV. Écoute et hurlements provoqués de loups

1. Matériel et Méthodes

Du fait de notre présence permanente dans la réserve durant les 15 jours, nous pouvons entendre des appels de loup à tout moment, nous avons donc un micro enregistreur constamment avec nous pour pouvoir enregistrer les hurlements si l’occasion se présente.
Il est aussi possible de provoquer les appels en hurlant par soit même ou en diffusant un enregistrement de loup par hauts parleurs. Nous avons choisi de hurler nous même pour les protocoles de hurlement provoqués. Pour ce faire une personne hurle à deux reprises (environ 15-20 secondes de hurlements au total), il s’en suit 5 min d’attente. Si aucune réponse n’est entendue l’opération est réitérée deux fois. Une autre personne se tient prête à enregistrer une potentielle réponse à l’aide d’un micro-enregistreur. Si une réponse est obtenue, l’enregistrement est analysé de retour au camp pour déterminer le plus précisément possible le nombre d’individus et la potentielle présence de louveteaux.
Ci dessous : Hurlements provoqués et enregistrements réalisés par le groupe sur la route 22, secteur de la meute Wessonneau. ​ (crédit : S.Waterlot)

V. Discussion et Bilan des données obtenues

1. Bilan des données obtenues

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a. Carte de la réserve faunique du Saint Maurice situant les données de loups relevées durant le séjour. ​(Source : Sépaq)

Chaque point correspond à une donnée indiquant la présence d’un ou plusieurs loups (fèces, hurlements, observation direct, piège photos etc.). Les points rouges correspondent à ce que nous interprétons comme étant des loups de la meute Wessonneau, tandis que les points bleues correspondent à la meute Normand. Les trois zones délimitées par des pointillés correspondent à trois secteurs sur lesquels nous avons mis en place nos protocoles et où des données différentes sont obtenues : zone 1 meute Normand, zone 3 Meute Wessonneau, et zone 2 secteur vraisemblablement non fréquenté par les loups (frontière entre les deux meutes ?).

2. Discussion

Durant ce séjour, de nombreuses données sur le loup ont été récoltées par le groupe OSI au sein de la réserve faunique du Saint Maurice. L’objectif scientifique était pourtant très ambitieux, car obtenir des données sur le Loup en deux semaines avec un groupe de jeunes sur un territoire inconnu n’est pas une mince affaire.
Malgré cela les données récoltées nous ont permis d’avoir une première idée de la répartition des loups dans la réserve faunique du Saint Maurice durant la période estivale.
Il est à noter qu’un des facteurs nous ayant permis d’obtenir autant de données sur un animal aussi discret, c’est l’exploitation de la connaissance des locaux. En effet, les employés de la Sépaq passent beaucoup de temps dans la réserve même et nous ont aiguillés sur les secteurs intéressants à prospecter pour le loup.

a. L’est de la réserve, le territoire de la meute Wessonneau

Notre projet de recherche, basé sur les protocoles de poses de piège photos, transects et hurlements provoqués, nous a permis de mettre en évidence la présence de deux meutes dans la réserve. La première meute avec qui nous avons eu un premier contact le 16 juillet grâce à des hurlements a été nommée la meute Wessonneau. L’essentiel des données obtenues sur le loup proviennent de cette meute (cf carte ci-dessus). Les hurlements nous ont permis d’affirmer la présence d’un couple reproducteur ayant donné naissance à au moins 4 louveteaux cette année, données confirmées grâce aux images capturées par les pièges photographiques. Cette meute semble très présente dans le secteur du lac Wessonneau. De plus, grâce aux données récoltées sur le terrain, il est presque acquis que le lieu d’élevage des jeunes et la tanière utilisée cette année se trouvent très proches de la route secondaire 22.
Le temps passé sur ce secteur a été assez limité, puisque seules deux journées y ont été consacrées. L’efficacité de notre démarche s’explique entre autres par l’intervention du technicien de la faune le 15 juillet, qui nous a indiqué ce secteur comme étant anciennement connu pour la présence d’une tanière.
Nous avons pour l’instant peu de précisions quand à la délimitation du territoire de cette meute. Deux données de loups ont été obtenues quelques kilomètres plus au sud de la route 22 et deux loups en chasse ont été vus au nord est de la réserve au lac Écarté par des pêcheurs le 14 juillet. Du fait de la proximité avec le site où les louveteaux ont été entendus, nous avons attribué ces données à la meute Wessonneau bien qu’il n’y ait pas de certitude.
Des précisions sur l’étalement de la meute sur le territoire pourront être obtenues à l’avenir.

b. Le centre de la réserve, une frontière entre les deux meutes ?

Il est intéressant de noter que, la plupart du temps, nous étions au centre de la réserve (camping du lac Tousignant ou bien sur le lac même en canot, cf zone 2 carte ci dessus) et que néanmoins dans ce secteur, aucune donnée sur le loup n’a été relevée. En effet, que ce soit durant les mises en place de pièges photos, les transects sur le secteur, ou les écoutes passives ..., aucune donnée ne prouve le passage du loup en plein centre de la réserve, entre le lac Normand et le lac Tousignant. Cela corrobore les dires des locaux restant à la saison sur ce territoire : à part des observations rares et anecdotiques, les loups ne semblent jamais être vus ou entendus dans ce secteur.
En comparant la facilité avec laquelle nous avions trouvé des fèces de loup dans les deux autres secteurs, il semble réaliste de conjecturer qu’aucune meute ne fréquente le secteur central de la réserve durant la période estivale. Ce territoire pourrait correspondre à la frontière entre les deux meutes, bien visible par la barrière géographique que représente le lac Tousignant suivi du lac Soucis. La meute Wessonneau se trouve à l’est de cette barrière et la meute Normand à l’ouest, les deux meutes couvrant ainsi une grande partie de la réserve, à l’exception de la partie centrale.

c. Une deuxième meute à l’ouest de la réserve ?

Après avoir mis en évidence la présence d’une meute à l’est, et souhaitant avoir une vue globale de la répartition du loup dans la réserve, nous avons décidé de prospecter l’ouest du territoire, autour du lac Normand. Nous avions entendu parlé d’une “vieille meute” présente dans ce secteur.
Les renseignements auprès des employés du camping du lac Normand ne semblaient pas indiquer la présence fréquente de loup dans le secteur. De plus, du côté est du lac (centre de la réserve) nous n’avions trouvé aucune donnée sur le loup. C’est donc à l’ouest de la réserve que nous nous sommes dirigés pour mettre en place nos protocoles (cf zone 1, carte ci dessus). Le premier transect (19/07) s’est avéré fructueux avec des fèces probables de loup relevés non loin du lac Mésange. Étant éloignés du secteur de la meute Wessonneau, il s’agissait alors peut-être d’un premier indice de présence d’une nouvelle meute. La semaine suivante, nous avons décidé de repartir une journée (26/07) dans ce secteur pour consolider cette hypothèse, et c’est 5 crottes de loup dont 3 quasi certaines que nous avons relevées. Nous étions alors proches du lac Dorval en bordure de la réserve. Cette importante quantité de fèces trouvée dans un petit laps de temps semble indiquer la forte présence du loup sur ce territoire, permettant de consolider l’hypothèse d’une nouvelle meute.
Dans ce secteur, une meute de loup avait été identifiée durant l’étude 2000-2003 menée par la parc national de la Mauricie ; elle avait alors été nommée la meute Normand, et nous avons décidé de conserver le même nom.

d. Le cerf de virginie et le coyote : deux espèces faisant leur arrivée dans la réserve. Quel impact sur le loup ?

La réserve faunique du Saint Maurice voit depuis récemment l’arrivée de deux nouvelles espèces : le cerf de virginie et le coyote. Ces deux espèces auront un impact sur l’écosystème et particulièrement sur le loup. En effet le cerf de virginie est une proie potentielle du loup, les données que nous avons récoltés à son sujet tendent à montrer sa présence le long du lac Tousignant, un secteur peu fréquenté par les loups en période estivale. Il est possible de conjecturer que son arrivée dans le secteur permette au loup de mieux s’y installer.
L’impact qu’aura le coyote sur le loup reste en revanche difficile à déterminer. Il est possible qu’une compétition entre les deux espèces s’installe et que les individus s’évitent. Il pourrait alors apparaître un clivage du territoire entre celui fréquenté par les loups et celui fréquenté par le coyote. Il est aussi possible qu’une hybridation loup-coyote advienne, donnant lieu à des individus aux comportements potentiellements différents. Le coyote est aussi un prédateur potentiel du cerf de virginie, son installation sur le territoire suivra peut être donc celle de ce dernier.
Il est donc très intéressant de suivre l’évolution de la grande faune suite à l’arrivée de ces deux espèces dans la réserve.

e. Le loup de l’est, une espèce dont la répartition est encore méconnue

Il est intéressant de prendre en compte le fait que le loup de l’est est reconnu comme étant une espèce à part entière depuis peu. Les connaissances à son sujet sont encore incomplètes, particulièrement au niveau de sa répartition. En effet entre loup gris, loup boréal et loup de l’est, il est assez difficile de savoir où se trouve précisément chaque espèce/sous-espèce.
Le loup de l’est est extrêmement proche du loup gris au niveau de son phénotype et de son génotype. Les données récoltées durant ce séjour ne permettent pas d’affirmer qu’il s’agisse de loup de l’est dans la réserve faunique du Saint Maurice. Pour aller plus loin, il faudrait pouvoir obtenir des analyses génétiques de fèces récoltées. Malgré cela, nous ne serions pas certains de pouvoir obtenir une réponse certaine quant à l’espèce de loup présente dans la réserve tant les deux espèces sont proches. Néanmoins, cela porterait un intérêt évident, premièrement parce que la répartition du loup de l’est est un sujet de recherche très actuel et deuxièmement parce que cette espèce est sur la liste rouge des espèces en danger d’extinction et que approfondir les connaissances à son sujet favorise sa protection.
En effet il est à noter que, de part son statut, le loup de l’est n’est pas chassable, et si aucune réelle mesure n’est prise pour sa protection face aux activités cynégétiques, c’est parce que les connaissances quant à sa répartition sont encore beaucoup trop faibles. Dans la réserve faunique du Saint Maurice, le loup est chassé et piégé sans quotas, aucune étude n’ayant pu permettre d’affirmer s’il s’agit de loup gris ou bien de loup de l’est. Les séjours de sciences participatives tels que celui réalisé cette année pourrait palier à ce manque de connaissance en poursuivant et en approfondissant le projet durant les années à venir.

f. Les éléments qui ont fonctionnés dans ce projet de suivi du Loup

- Un appui sur les connaissances du territoire et du loup des locaux et employés de la réserve.
- Une présence permanente dans la réserve pendant 15 jours. En effet cette présence permanente augmente grandement nos chances d’obtenir des données sur le loup quelles qu’elles soient (hurlements, indices de présence, observations directes etc.).
- Une méthode de transect efficace pour obtenir des indices de présence. En effet ce territoire est riche en chemins et pistes forestières très fréquemment empruntés par la faune et en particulier par le loup. Ces infrastructures lui permettent de se déplacer efficacement dans son territoire et il défèque très fréquemment le long des chemins, sentiers et au niveau des carrefours de passage. Chacun de nos transects était réalisé sur des routes forestières et chemins jugés au préalable comme étant propices au loup, et cela a été fructueux puisque de nombreux fèces ont été relevés sur ces derniers.
- Un groupe motivé et intéressé par la thématique, mettant efficacement en place les différents protocoles.
- Une liberté d’action permettant de s’adapter aux différentes données relevées durant le séjour. Nous avions durant les deux semaines une grande liberté quant aux choix des territoires à

explorer, des protocoles à mettre en place, du temps que nous souhaitions passer à tel ou tel endroit. Cette liberté nous a permis d’adapter le programme au jour le jour par rapport aux informations que nous recevions auprès de locaux ou bien aux données relevées sur le terrain. Grâce à cela, les secteurs intéressants ont pu être exploités et des résultats ont été obtenus.

g. Ce qui aurait pu être fait ou amélioré

- Une meilleure gestion du matériel scientifique. Nous étions munis de 8 pièges photos, dont seulement 4 étaient fonctionnels et suffisamment récents pour obtenir des images de qualité. Sur les 4 autres, 2 étaient défectueux et 2 ont obtenu des images de piètre qualité. Il faudrait à l’avenir les remplacer par des pièges simples mais plus récents.
De plus, un piège sur le terrain a été défectueux car une branche obstruait son champ de vision, sa carte mémoire s’est donc remplie très rapidement.
Durant les hurlements de loup, le micro-enregistreur principal s’est éteint par manque de batterie.
Il conviendra donc d’être plus attentif à ces éléments techniques à l’avenir.
- Il aurait été précieux d’avoir un partenariat avec un laboratoire pour obtenir des analyses génétiques des fèces de loup récoltées, permettant ainsi d’obtenir un suivi plus précis des différentes meutes et de leur dispersion sur le territoire mais surtout permettant de mieux connaître l’espèce ou les espèces de loup présentent dans la réserve (loup gris et loup de l’est).
- Un partenariat avec un organisme de gestion local du territoire serait très intéressant pour approfondir et solidifier nos recherches, ainsi que pour mieux exploiter nos données par la suite. Dans le cas de la réserve faunique du Saint Maurice il s’agirait de la Sépaq. Dans tous les cas il est important de conserver nos objectifs de recherches et de conservations de l’espèce.

Remerciements

Un immense merci à tous les participants de ce séjour sans qui rien aurait été possible.
Et merci bien évidemment à la Sépaq et au personnel de la réserve faunique du Saint Maurice pour le temps qu’ils nous ont consacré. Ils nous ont beaucoup aidé grâce à leurs conseils pertinents et leurs connaissances du territoire, de la faune et de la flore.

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