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A l'affût de la Biodiversité itinérant du 21 au 28 juillet 2019

Premier camp à l'affût de la Biodiversité en randonnée itinérante autour du Val d'Anniviers Voir descriptif détaillé

A l'affût de la Biodiversité itinérant du 21 au 28 juillet 2019

Premier camp à l'affût de la Biodiversité en randonnée itinérante autour du Val d'Anniviers Voir descriptif détaillé

4 participants de 12 à 16 ans
Répertorier un maximum de données naturalistes pour mieux connaître la répartition des espèces animales et végétales présentes dans le Val d'Anniviers
Une itinérance entièrement en bivouac, avec un lac différent chaque soir !

Introduction

Le projet A l’affût de la Biodiversité existe depuis 2014 et étudie l’évolution de la Biodiversité dans le Val d’Anniviers, notamment dans les montagnes au-dessus de St-Luc. Mais pour bien comprendre ce qu’il s’y passe, une compréhension de la biodiversité dans le reste de la vallée est indispensable. Ce séjour pourra ainsi aller faire des observations naturalistes dans des secteurs rarement parcourus du Val d’Anniviers, et sera également une belle expérience humaine en prenant la forme d’une randonnée itinérante avec des bivouacs au bord des lacs d’altitude de la vallée et au pieds des montagnes de la Couronne impériale.

Le Journal de Bord

Dimanche 21 juillet

Ce soir, les 4 participants au séjour arrivent à Chandolin, dans le centre de séjour scientifique d’OSI dans le Val d’Anniviers. Léane, Dalai et Augustin sont malgré leur jeune âge des vétérans des séjours « A l’affut de la biodiversité » et sont très motivés par cette première expérience itinérante. Martin quant à lui est nouveau ici, mais est tout aussi motivé par les découvertes à venir ! Et pour guider ces jeunes naturalistes, c’est Iliane et Renaud, éducateurs scientifiques à OSI qui seront présents sur cette itinérance tandis que Sylvain, responsable du programme Biodiversita, assurera les ravitaillements afin de limiter le poids des sacs.
Pour ce soir, après un premier repas composé de spécialités suisses, une veillée permet de faire connaissances avec les participants des autres groupes (astronomie, minéralogie) à travers un tournoi de Tennis des prénoms bien animé. Mais c’est vite l’heure de se coucher, demain c’est le grand départ !

Lundi 22 juillet

Ce matin, après un bon petit-déjeuner et un forum avec les autres groupes pour discuter des règles de sécurité et de vivre ensemble, c’est l’heure de la préparation du sac. Comme il fait beau dans les prochains jours, nous prenons la décision de ne pas prendre les tentes et de bivouaquer à la belle étoile : c’est plus chouette ainsi, et plus léger dans les sacs ! Duvet, matelas, couvertures de survie, réchaud, gamelles, trousse de sécurité, filtre pour l’eau, les sacs sont faits méticuleusement pour ne rien oublier et limiter au maximum le poids. Et c’est sans oublier le matériel scientifique : jumelles, loupes, filets à papillons bien sûr, mais aussi la collection complète des clés d’identification de la faune et la flore du Val d’Anniviers réalisées lors des précédents séjours « A l’affut de la Biodiversité ». Et sans oublier la tablette miracle qui sera à la fois notre bloc-note électronique pour enregistrer toutes nos observations, mais aussi notre bibliothèque portative qui contient en version digitale les meilleurs guides et applications pour l’identification des oiseaux (Guide ornitho), des plantes (Flora Helvetica et Flora vegetativa), des papillons (Papillons d’Europe de T. Lafranchis), mais aussi des libellules, des orthoptères, des amphibiens, des traces d’animaux etc...
Avant de partir, nous faisons également le point sur les objectifs de cette randonnée itinérante qui est d’accroître la connaissance de la biodiversité du Val d’Anniviers en dehors de nos zones d’études habituelles. Oui mais où précisément ? Pour cela, Sylvain et Renaud nous ont concocté une carte découpant l’itinéraire en 3 catégories : les secteurs les mieux connus en vert, les secteurs mal connus en orange, et enfin en rouge les secteurs « Terra incognita » où les séjours du programme Biodiversita ne sont jamais allés. C’est là que nous concentrerons nos efforts !

Le groupe au départ
Observation des oiseaux !

Ca y est c’est le départ. Le poids des sacs est mesuré après avoir ajouté la nourriture pour le début de la randonnée, on reste aux alentours de 9kg pour chaque participant, un petit exploit ! Sylvain nous accompagne pour le début de la randonnée jusqu’au pic-nic, et nous voilà donc partis du village de Chandolin direction L’Armina et notre premier bivouac auprès d’un lac dans les montagnes au dessus de St-Luc. Les premières observations arrivent vite, et si Léane, Dalai et Augustin le connaissent bien, c’est la découverte du Cassenoix moucheté pour Martin, ainsi que du Pin cembro Pinus cembra, pin de montagne dont le cassenoix mange les graines. Nous trouvons également nos premiers papillons (Gazé Aporia crataegi) et identifions nos premières plantes comme la Campanule barbue Campanula barbata aux pétales portant de longs poils.
Sylvain s’en retournant au centre, les prochaines nouvelles arriveront mercredi soir après nos 2 premières nuits dans la montagne !










(Ci-dessous, le journal de bord rédigé par les participants durant l’itinérance)
Nous abandonnons Sylvain au milieu d’une forêt pleine de fourmis rousses et de restes de repas de Cassenoix (les pommes de Pin Cembro dont il a cassé les petites coques enfermant les graines). De papillons en papillons, nous arrivons finalement au lieu de bivouac au bord du lac de Plan Torgnon, où chose très inhabituelle pour le Val d’Anniviers, une armada de moustiques nous attend pour le magnifique coucher de soleil. Après quelques parties de cartes et un bon bol de pâtes, nous nous endormons sous les étoiles.

Bivouac au bord du lac
Coucher de soleil depuis le bivouac

Mardi 23 juillet

C’est un réveil humide avec l’intense rosée du matin, mais le soleil ne tarde pas à nous réchauffer les ailes pour le petit déjeuner. Et c’est reparti direction le col de Bella Vouarda ! Après avoir joué aux Chamois dans les pierriers, nous profitons de l’ombre d’un petit pin au bord de la rivières pour une pause bien méritée. L’après-midi, nous rentrons dans ces fameuses « Terra incognita », et nous redoublons d’efforts pour nos observations naturalistes. Au détour d’un marécage, nous repérons des Libellules, et comme il y a peu de données de Libellules dans le Val d’Anniviers, nous entamons une course pour en capture une. Mais elles sont plus rapides que nous, mais heureusement, nous récoltons des exuvies (la peau morte qu’elles laissent lorsqu’elles émergent, c’est à dire lorsque l’adulte sort de sa peau de nymphe). De retour au labo samedi, nous pourrons les étudier pour identifier les espèces !
Dernier effort pour passer le col de Bella Vouarda, où nous nous livrons à de petites facéties photographiques !

Pic-nic en bord de rivière {JPEG}L'équipe au col {JPEG}Tsahèlett, notre 2e bivouac {JPEG}

La redescente est courte, et nous sommes accueillis au Tsahèlett pour notre bivouac par des marmottes trop mimis ! Et quelques temps plus tard, voilà Sylvain et Etienne qui nous retrouvent pour le ravitaillement de nourriture pour les 2 prochains jours.

En tout cas, ce fut une journée riche en observations naturalistes : environ 70 espèces rencontrées, identifiées et notées sur notre application de base de données naturalistes (Obsmapp) !

Mercredi 22 juillet

Aujourd’hui, départ vers le sud et le Roc de la Vache, avec l’espoir d’apercevoir Chamois et Bouquetins dans les prochains jours ! Des nouvelles vendredi soir !

Prospection papillons au lieu de bivouac

Joli réveil, il a fait tellement bon cette nuit ! Le soleil ne tarde pas à s’inviter à la table du petit déjeuner où on l’accueille avec plaisir. Sylvain nous quitte, lui repart en direction de Saint-Luc d’où nous arrivions hier. Nous on continue notre route vers le fond de vallée inexploré. Le trajet est simple aujourd’hui, c’est tout droit : nous suivons le sentier à flanc de montagne. C’est agréable, c’est tout plat ! (du « plat de montagne », naturellement) Nous sommes donc bien moins fatigués par la marche, et pouvons nous concentrer sur l’observation naturaliste -et faire un bon nombre de kilomètres dans la journée ! Nous profitons des pauses et de l’arrêt pique-nique pour identifier un grand nombre d’espèces, dont de nombreuses plantes des montagnes.
Il fait très chaud, on rêve d’un lac dans lequel plonger...mais notre lieu de bivouac n’est toujours qu’à l’horizon ! Dans l’après-midi, nous tombons sur un endroit magique : ici, en travers du chemin, le torrent a creusé dans la roche lisse un sillon profond et sinueux, dans lequel l’eau coule... Ni une, ni deux, nous voilà tous en maillots de bain ! Après la chaleur torride (c’est jour de canicule ces temps-ci en plaine) de l’après-midi, nous prendre des giclées d’eau froide nous rend bien joyeux, quel plaisir ! Frais et requinqués, nous reprenons la marche de plus belle. Tant et si bien qu’il est plus de 21h quand nous entamons la raide montée finale, avec un chouette coucher de soleil dans le dos. Augustin est tout malade. Heureusement, sur cette dernière montée, grâce à l’heure tardive nous tombons sur un chamois, puis sur un bouquetin un peu plus loin. On a passé du temps à les observer bien sûr, tellement contents d’observer enfin la grande faune alpine.
On s’installe sur un replas du Roc de la Vache à la lampe de poche ; ce soir on ne traînera pas à jouer aux cartes après le repas !

Jeudi 27 juillet 2019

Vu la grosse journée de la veille, on décide de finalement faire de ce jeudi une journée tranquille et nous revoyons l’itinéraire : après un chouette inventaire botanique en haut du Roc de la vache (avec Edelweiss et Génépi, et oui !), on dévale le sentier jusqu’au lac d’Arpitetta que l’on aperçoit tout en bas. On y arrive pour le pique-nique : quel bonheur de pouvoir plonger et nager pour de vrai dans l’eau fraîche sous ce soleil de plomb ! Les ventres pleins, chacun peut choisir s’il préfère continuer à dévaler la montagne pour aller voir de plus près le glacier et les torrents, ou bien se reposer en gardant les sacs ici. On descend donc avec les trois garçons au torrent, en passant par un pont qui surplombe l’eau, donc la fureur du courant est vraiment hypnotisante ! Au bord du torrent plus calme, plus bas, on construit des cairns avec les galets et des cabanes avec les branches qui ont été apportées là sur l’extérieur du lit de la rivière. C’est un beau moment. Au retour, nous visitons un autre chemin, par la forêt humide ; il y a une atmosphère un peu magique. De retour au lac, nous retrouvons Léanne, qui a eu une sacrée frousse en se retrouvant nez à nez avec le chien de berger qui gardait les troupeaux juste à côté. On fait une rapide baignade pour nous rafraîchir après la montée. Sylvain arrive au beau milieu d’une partie de dés. On installe le campement pour la nuit, prépare le repas. Ce soir il y a une multitude d’éclairs qui illuminent les montagnes autour de nous. Mais ici, pas une goutte de pluie : on a juste le splendide spectacle son&lumière !

Vendredi 26 juillet 2019

Au matin, on se raconte la nuit : finalement le nuage a fini par passez au-dessus de nous, et il a un peu plu. Avec la bâche en cuvette, Augustin et Martin ont été bien mouillés. Mais le soleil arrive vite pour réchauffer nos affaires : la journée s’annonce encore chaude.
Aujourd’hui c’est le jour du grand retour : après une riche semaine au coeur de la montagne, notre petite équipe reprend la route de notre auberge des Choucas à Chandolin.
On commence par redescendre près du torrent où l’on est venus hier, puis on monte sur le flanc de montagne en face. C’est un bel alpage fleuri, où les papillons ne manquent pas non plus. On peut observer notre lieu de bivouac vu d’en face, puis petit à petit le chemin que l’on a parcouru les jours d’avant. On profite de notre présence ici pour repérer de potentiels lieux de bivouac pour la prochaine session d’itinérance.
On pique-nique au bord du chemin, à l’ombre humide de la mégaphorbiaie : une petite forêt basse très humide, très dense, avec des plantes à larges feuilles. Puis nous entamons la grande descente : de virages en zig-zag descendus plus ou moins en galopant, nous atteignons le fond de la vallée : Zinal n’est plus très loin, mais nous avons un timing très serré pour réussir à y atteindre notre bus dans les temps... On marche donc d’un bon pas, puis finissons la route au galop : on l’a eu ! Par contre quelle chaleur ! Il fait ici dans la vallée bien plus chaud qu’en altitude (où nous n’avions déjà pas froid du tout), alors cette course finale nous a fait fondre. On est alors bien heureux de rentrer au centre prendre une bonne douche...

Comme fait exprès, pour fêter notre retour le groupe des Astros nous avait concocté un délicieux repas : lasagnes et banana split s’il-vous-plaît ! On rentre fatigués mais heureux, avec de belles couleurs et de chouettes souvenirs.

Samedi 27 juillet
Ce matin on prépare les retransmissions : cet après-midi certains parents viennent, et nous leur présentons, ainsi qu’aux copains des autres séjours, ce qu’on a fait cette semaine. Le diaporama présenté se trouve ci-dessous.

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