A l'affut de la Biodiversité du 31 juillet au 7 août 2016

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Menez à bien d'incroyables projets scientifiques !
Des voyages scientifiques qui changent le monde
Des aventures hors du commun, des projets réels pour le développement durable

Le Journal de Bord

Lundi 1 août

Il est huit heure, les réveils sonnent, rapidement fenêtres et volets sont ouverts et laissent entrer dans les chambres quelques chapes de brumes, pas de soleil
à l’horizon....
Mais il faudrait bien plus que ça pour démotiver les troupes ! Les filets à papillons étaient déjà posés auprès de certains enfants (Dalais et Augustin pour ne pas les
nommer !) lors du petit déjeuné. Une précaution qui à finalement porté ses fruits puisque 10 minutes plus tard un petit papillon nocturne fut trouvé dans le réfectoire, et il se révéla être une nouvelle espèce pour notre inventaire !
(....)

La matinée à débuter au labo pour récupérer filets, flacons, livres d’identifications, jumelles.... ainsi que pour faire le point sur la semaine : nous avons
reparler de l’objectif du séjour (qui est de recenser et suivre l’évolution de la biodiversité du val d’Anniviers) et avons fait la liste de toutes les choses qu’on voudrait faire dont les 4 ²idées principales sont :

- Attraper pleins de papillons
- Faire des empreintes en plâtre de traces d’animaux
- s’intéresser aussi aux oiseaux et aux araignées
- Faire un élevage géant de chenille

Suite à ça notre éducateur nous a donné une carte et ça à été à nous de trouver le lieu de prospection de la journée et de trouver le chemin pour s’y rendre !

Le lieu de destination ? Les moulins de St-luc ! Et à la sortie de l’hôtel, surprise : la brume s’était progressivement dissipée, remplacée par un puissant soleil.
Une bonne journée pour les papillons !

On a profiter du chemin pour apprendre a se servir d’une clé d’identification, en effet à mi-chemin on a trouvé une zone où sur 10 mètres il y avait 7 arbres d’espèces différentes : Épicéa commun Picea abies, Pin cembro Pinus cembra, Sureau à grappes Sambucus racemosa, Sapin pectiné Abies alba.....
On était par équipe et on devait réussir à identifier les 7 arbres avant l’autre équipe ! D’un côté Dalais-Augustin, de l’autre Aurore-Théodore-Yoan, la partie fut serrée et le point gagné par la seconde équipe avec seulement 5 secondes d’écart !

Mais c’est une 50aine de mètres plus loin que les choses sérieuses ont commencé !! Après avoir dépassé un Raccard (ancienne construction servant à protéger les récoltes des rats) nous sommes tombé sur une bande enherbé au dessus de laquelle de nombreux papillons volaient. Notre éducateur a à peine eu le temps d’ouvrir la bouche que nous étions déjà arme en main à courir derrière ses petites proies volantes.

Résultat des courses : 5 ou 6 Mélitées orangées Melitaea didyma, 4 Demi-deuils Melanargia galathea et une Hespérie fauve partie avant qu’on puisse l’identifier. On a profiter de ces papillons relativement robustes pour s’entrainer à les tenir en mains, le pouce dessous, l’index dessus.

Une fois arrivé aux moulins (et après l’identification de nombreuses autres plantes !), une deuxième manche à débuter :

Il nous a été accordé 30 minutes pour trouver un maximum d’ordre d’arthropodes ! Avant de déterminer l’espèce de chaque animal capturé nous avons donc appris à les
réunir par groupe et Konan nous a expliqué l’origine des noms d’ordres que nous avions sous les yeux (Par exemple, le terme Coléoptère vient du grec ancien koléos
voulant dire « étui » ou « fourreau », et -ptère voulant dire « aile » ).

Pause pique-nique les pieds dans l’eau.

Suite à ça, nous avons pu nous familiariser avec la clé des rapaces de Saint-luc en identifiant (aux jumelles) des silhouettes de rapaces préalablement dissimulés
tout autour des moulins. Et en allant faire cette activité Théodore s’est fait agresser... par une Grenouille rousse Rana temporaria ! Il se penchait au dessus d’un petit bras de rivière et la grenouille, probablement de peur de se faire marcher dessus, lui a sauter dans l’œil ! (plus de surprise que de mal, heureusement)

Cette troisième manche s’est déroulé en 3 partie, il y avait tout d’abord des silhouettes à retrouver et à identifier, puis des photos d’oiseaux (aussi à identifier)
et enfin un texte à reconstituer de loin, le tout afin de bien savoir se servir de jumelles.

On a continué à attraper, observer, identifier des insectes autours des moulins pendants quelques temps. Ce qui nous a permis de voir (entre de nombreuses autres)
2 jolies espèces de papillons : Le Cuivré de la verge-d’or Heodes virgaureae en photo et le Moiré blanc-fascié Erebia ligea

Sur le chemin du retour nous avons trouver un super coin à chenilles ! Seulement 2 espèces : chenille de la Mélitée orangé et une autre du genre Cucculia (photo) mais de très nombreux individus ! Une dizaines furent récupéré et signèrent par la même occasion le début de notre élevage !

De retour à l’hôtel à 16H pour le gouter, nous avons appris par la même occasion le thème de l’activité extra scientifique : Fabrication de Lampion !

Pourquoi les lampions ? Tout simplement parce qu’aujourd’hui nous sommes le 1er Août, jour de la fête nationale Suisse. Ce soir, la veillée sera donc composée d’une marche nocturne avec les lampions et d’un feu d’artifice.

En parallèle, tant qu’a faire d’être dehors, nous avons installé un piège à papillons (les espèces non identifiables sur le terrain sont récupérés et seront observées le lendemain au labo, on vous tient au courant !)

On s’est donc couché tard, mais demain on va pouvoir dormir plus longtemps pour compenser, avant de partir pour une grande randonnée à la journée !

Mardi 2 Août

C’est pour une bonne randonnée vers un sommet que nous partons ce matin avec Sylvain, le responsable du programme, qui remplace Konan aujourd’hui. Et les observations ont commencées dès l’arrêt de bus avec une famille d’Hirondelle de rochers nourrissant leurs petits déjà sortis du nid, un écureuil courant dans tous les sens, et les cris nasillard dénotant les Cassenoix cherchant quelques pommes de Pin cembro juste en dessous. Beau début !

Après quelques minutes en bus, nous arrivons au village de Chandolin plus haut dans la montagne puis prenons le télésiège (sans skis !) pour se rapprocher du sommet. Malheureusement, le temps n’est pas aussi beau que prévu par la météo, et nos filets à papillons ne seront pas trop utilisés aujourd’hui : nous avons quand même ramené une nouvelle espèce de Géomêtre, ces papillons « de nuit » qui ont des ailes larges et posées à plat au repos.

Nous commençons notre montée, et observons quelques sympathiques choses, notamment de belles empreintes de marmotte, un faucon crécerelle ou deux « criquets popeyes » Gomphocerus sibiricus, appelé comme cela à cause des pattes avant du mâle qui donne l’impression d’avoir comme des gros biscotos. Parmi les fleurs, nous découvrons une plante préhistorique plus ancienne que les dinosaures : un Botryche lunaire Botrychium lunaria, une petite fougère toute bizarre avec une seule petite feuille. Mais aussi quelques plantes sentant bon comme le Rhododendron, l’Orchis vanille, ou même une Pédiculaire sentant les haricots-beurres !

Après un petit arrêt au lac pour quelques ricochets et quelques identifications de plantes (notamment une belle Joubarbe des montagnes Sempervivum montanum), nous repartons pour la dernière montée. Là nous trouvons une Cicindèle un peu endormie par le froid, car normalement c’est un des insectes qui courent le plus vite pour attraper ses proies à la course ! Nous rencontrons aussi des plantes qui « cassent les cailloux », des saxifrages ! L’un d’eux à même des petits bouts de cailloux (en fait du calcaire qui se dépose) sur le bord des feuilles !

Après un picnic à l’abri du vent, nous repartons et sommes vites rejoint par l’équipe de l’autre séjour du programme Biodiversita, les ados de « Nature au Sommet » qui viennent faire leur premier sommet comme entraînement (ils sont partis de nettement plus bas que nous !).

AheEnfin le sommet ! Décidément il ne fait pas très beau, et il faut vite mettre une couche supplémentaire pour ne pas avoir froid. Mais non seulement la vue est magnifique, mais il y a aussi pleins d’attractions : un gros névé juste sous le sommet, de multiples cairns à compléter, et Dalai et Augustin s’empresse aussi d’en construire un autre !

Après cela, nous avons discuté avec les participants de « Nature au sommet » sur les effets du climat sur les plantes et les animaux, et avons commencé à faire un inventaire des plantes présentes au sommet de la montagne. Beaucoup de ces plantes formaient d’épais tapis très dense : c’est pour se protéger du froid et du vent.

La descente à aussi apporter son lot de surprise, et surtout une magnifique observation d’un Aigle royal que l’on a pu observer d’abord par dessus, puis par dessous. C’était sûrement un jeune adulte d’à peu près 4 ans, car il avait encore quelques plumes de jeunes. En tout cas, on a bien eu le temps d’observer tous les critères pour l’identifier : les plumes écartées au bout des ailes, les ailes en rectangle, la queue large et la tête claire.

Pour la descente, nous avons finalement redescendu jusqu’à au dessus de St-Luc et récupérer le funiculaire pour arriver à l’Hôtel.

Là c’est le gouter qui nous attendait, suivi d’une initiation à l’orpaillage (la recherche d’or dans du sable) par Emilie, la responsable des séjours MINEO. Chacun a pu repartir avec quelques paillettes d’or trouvée ! Wahou !

(les photos seront rajoutées très rapidement)

Jeudi 3 Août

Aujourd’hui c’est le grand jour, départ pour le bivouac ! Au programme ?
Marcher jusqu’au lac de l’Armina qui est annoncé à 1H30 de marche du haut du funiculaire pour y recenser la biodiversité. En effet, il y a tout à parier qu’elle soit différente de celle de Saint-luc puisque nous allons monter à 2400 mètre d’altitude.

Nous avons passé une partie de la matinée à faire nos sacs puis nous sommes allés au labo pour trois grandes missions :

- identifier les insectes trouvés les jours précédant.
- Créer une clé d’identification des papillons des environs de St-Luc.
- Apprendre à mettre un insecte en collection.

à 13H on a prit le funiculaire qui nous a posé à Tignousa pour le repas de midi. D’ici on était censé marcher jusqu’à la ferme blanche en 30 minutes où on devait
récupérer du matériel posé la veille... Mais voilà... Il y avait un beau soleil et le chemin était fleuri... Les pauses furent donc nombreuses, tantôt pour attraper
un papillon, tantôt pour identifier un coléoptère, si bien que le trajet mit bien plus de temps que prévu ! (Et sans parler des gros sac à dos qui nous ralentissaient
aussi !).

Petit à petit, sous l’effet de la fatigue et de la chaleur, la motivation initiale s’est progressivement amenuisé mais une fois sur place le paysage à suffit à faire
dire à tout le monde que finalement cet effort valait vraiment le coup ! Un petit lac perdu au milieu de la montagne alimenté par de nombreux petit torrent
posséde un charme certain. Ni une ni deux on est passé de tenue de rando à tenue de plage, tous en maillot on est partit vers ce lac avec la ferme intention de s’y
baigner !! Mais une fois les pieds dans l’eau, et bien.... elle était froide. Et seule Yoan, Zeli et Thomas se sont baignés.

La soirée s’est progressivement déroulé, entrecoupé de concours de ricochets, de grands jeux et de découvertes entomologiques ! De nombreuses espèces de papillons
d’alpages ont été observées comme le Candide Colias phicomone, des Satyrions Coenonympha gardetta, des Damiers des alpages (Euphydryas cynthia) ou encore des Zygène des sommets (Zygaena exulans).

Le soir un grand feu de camp à été construit (avec les branches de Genévriers ramassés par Zoran, Albert et Aurore) et le repas à été prit autour de cette chaleur
réconfortante !

Précisons aussi que grâce à l’altitude et à l’éloignement non négligeable de toute pollution visuelle on s’est couché sous un magnifique ciel étoilé !

Jeudi 4 Août

Le soleil est déjà bien haut dans le ciel lorsque, progressivement, on émerge de nos sacs de couchages et une fois de plus les couverture de survies on bien servi
puisqu’il y avait une légère couche de glace à leurs surface. Néanmoins tout le monde avait le sourire aux lèvres et personne (ou presque) ne s’est plains de la fraicheur
de la nuit. On a même eu Aurore qui dit avoir « crever de chaud » cette nuit (selon ses termes) !

Un copieux petit déjeuné nous attendait, préparé par nos éducateurs avec du lait de vache des alpages (issu de la ferme blanche croisée la veille) et après avoir fait un peu de vaisselle dans la rivière et plié nos bagages, les trois groupes se sont séparés. Les Minéo sont redescendu directement, les Nature-au-sommets sont partit gravir un col qui surplombait notre lieu de bivouac et nous, nous sommes resté sur place pour faire un recensement de la biodiversité présente autour du lac.

On s’est principalement concentré sur les papillons, en effet l’année passé deux transects avait été fait le long des deux torrents alimentant le lac et l’idée était de refaire exactement les même pour essayer de voir une évolution dans les populations de papillon. On s’est donc entrainé à identifier les papillons sans les attraper avec un filet ! juste à vue !

En 40 minutes on a pu recenser pas moins de 12 espèces de papillons différentes :
- Candide (Colias phicomone)
- Satyrion (Coenonympha gardetta)
- Damier de la Succise (Euphydryas aurinia)
- Damier des alpages (Euphydryas aurinia)
- Mélitée alpine
- Azuré des Soldanelles (Agriades glandon)
- Moiré fauve (Erebia mnestra)
- Moiré de la Canche (Erebia epiphron)
- Zygène des sommets (Zygaena exulans)
- Petit apollon (Parnassius phoebus)


- Paon de jour (Aglais io)
- Belle dame (Vanessa cardui)

et le tout en nombre non négligeable !

Suite à ça, les transects ! Les deux premiers ont été fait par Dalai et Augustin et les 2 suivants pas Yoann, Aurore et Théodore, à chaque fois nous avions 10 minutes pour faire 100 mètres en recensant le maximum de papillon passant dans notre « boite » : On pouvait noter tout les papillons passant 5 mètres devant nous,
3 mètres à droite, 3 mètres à gauches et 5 mètres au dessus.

Ces transects nous ont permis de voir 160 papillons répartit en 10 espèces.

après avoir pique-niqué près du lac, nous avons récupéré nos sacs à dos et sommes repartis en direction du funiculaire et sur le chemin, au détour d’un sentier on eu la chance de voire une jeune hermine courant de rochers en rochers !

L’après midi fut plus calme, ce qui a permis de récupérer un peu de la fatigue accumulée ses derniers jours ! Et la journée s’est conclue sur une soirée astro
à l’observatoire de Tignousa !

Le dernier Week-end

Ces dernier jours ont servi à la mise en place de la retransmission, concept consistant à présenter aux parents (et à tout autre personne passant dans les environs) ce que nous avons retenu de la semaine.

On a donc principalement fait du labo vendredi et samedi matin pour préparer nos affiche. Nous avons choisi de faire différentes présentation :
- Yoann à fait la sienne sur les rapaces vu dans le Val d’Anniviers
- Aurore sur le cycle de vie des papillons
- Augustin sur le Flambé (Iphiclides podalirius)


- Et Dalais à préféré apprendre aux gens comment se servir d’une clé d’identification avec l’exemple de la clé des arbres de St-Luc

Bien sûr, nous ne sommes pas resté enfermé pendant 2 jours ! Étant donné que la création des affiches était bien avancée, samedi midi, après avoir mangé en haut du funiculaire, nous sommes redescendu par les sentiers de randonnée. Cette descente nous a permis de recenser quelques espèces de plus dont une Gorgone (Lasiommata petropolitana)

Pris par le temps, on a du courir pour arriver à temps à la remise du Kit d’accueil où chacun à pu recevoir un T-shirt OSI, des crayon, un EcoCup, des autocollants...

La retransmission s’est déroulé sous un soleil éclatant, tout le monde à pu apprendre des choses sur les autres séjours !

Et le lendemain tout le monde est reparti de son côté, des souvenir et des connaissances plein la tête et pour certains avec la promesse de revenir l’année prochaine !

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